Panama (3)

J10 - jeudi 16 janvier 2020 – Boquete repos et visite

Distance parcourue : 9,34 Km - Moyenne : 7,73 Km/h

Dénivelé montant 255 m - Pente montante Maxi : 20 %

Dénivelé descendant : 255 m - Pente descendante Maxi : 18 %

Altitude départ : 1076 m - Altitude arrivée : 1076 m - Altitude Maxi : 1266 m

Pas de trace aujourd’hui, la balade passe par Jamarillo Ariba et Jamarillo Centro

Hôtel = Pension Topas – Chambre à 2 lits avec table et chaise– Terrasse, jardin et piscine - Wifi dans la chambre – Eau chaude dans la douche – 38 USD

Nous n’avons pas de programme pour aujourd’hui et nous en profitons pour récupérer le retard de sommeil. De plus nous avons fait un tour au festival des fleurs et du café hier soir et nous nous sommes couchés un peu tard. Nous sortons du lit à 8h15 et prenons le petit déjeuner à l’hôtel. Nous faisons ensuite un petit entretien des vélos et partons en vélo en direction des hauts de la ville.

Il est presque midi et nous déjeunons dans un petit restaurant simple. Jean-Claude ne veut pas trop s’éloigner de la ville et j’ai envie de faire une petite balade. Il est trop tard pour monter au volcan Baru (22 km et 2400 mètres de dénivelé positif) qui est aussi le plus haut sommet du Panama à plus de 3400 mètres d’altitude. Le vent souffle encore très fort et je prends la direction d’une balade qui est proposée par un loueur de fatbike électrique (25 USD l’heure, probablement avec un accompagnateur). Le début est assez plat au bord d’une rivière mais la pente arrive vite à 20%. Je suis sans sacoches mais il y a un fort vent de face sur cette partie du parcours. Je termine donc la première pente en poussant le vélo. Le reste du circuit est plus facile et il offre de belles vues sur la montagne et sur la ville.

Je suis de retour à l’hôtel vers 15h35. Jean-Claude qui a fait une visite de la ville y est déjà. Nous faisons une petite pause avant de repartir ce soir au festival.

Demain sera encore une journée difficile avec un parcours court d’environ 55 kilomètres mais avec un dénivelé de plus de 1000 mètres avec de fortes pentes. Il est cependant possible que le vent nous soit favorable sur une partie du parcours. C’est difficilement prévisible et on verra cela demain.

 

J11 - vendredi 17 janvier 2020 - Boquete - Hornito

Distance parcourue : 51,64 Km - Moyenne : 10,05 Km/h

Dénivelé montant : 1606 m - Pente montante Maxi : 18 %

Dénivelé descendant : 1570 m - Pente descendante Maxi : 18 %

Altitude départ : 1076 m - Altitude arrivée : 1112 m - Altitude Maxi : 1210 m

Heure de réveil : 6h00 - Heure de départ : 6h45 - Heure d'arrivée : 15h45

Hôtel = Roots hostel – chambre 2 lits – salle de bains partagée (mais nous sommes les seuls clients aujourd’hui) avec douche chaude – Cuisine équipée – Terrasse avec une magnifique vue sur la montagne – Construction en bois et métal rustique avec le vent qui rentre un peu à l’intérieur – Bonne literie et tout le nécessaire – Wifi accessible depuis la chambre mais la connexion est lente et mauvaise – 10 USD par personne soit 20 USD pour deux.

Nous nous réveillons vers 6 heures ce matin car le parcours prévu pour la journée est montagneux avec de fortes pentes. Nous quittons l’hôtel vers 6h45 et revenons en direction de David sur une douzaine de kilomètres. Il n’y a qu’une petite montée de moins d’un kilomètre entre Boquete Bajo, où nous logions, et Boquete Alto. Le vent souffle toujours et dans ce sens il nous pousse. La montée n’est donc qu’une formalité et la descente est rapide.

Nous prenons notre petit déjeuner au restaurant où nous avons déjeuner avant-hier. Il est juste à l’intersection où nous devons quitter la route de David pour prendre une petite route sur la gauche qui rejoint la voie qui relie la Panaméricaine (côte pacifique) à la côte atlantique. Lorsque nous voulons repartir je trouve ma roue arrière complètement dégonflée avec le pneu déjanté. Le coupable est vite trouvé, c’est un brin d’acier de pneumatique de camion. La réparation est assez rapide et nous attaquons la descente sur une petite route avec un revêtement en mauvais état. Ce sera principalement descendant jusqu’au kilomètre 26 environ. Ensuite nous attaquons une série de montées et des descentes presque toutes très raides avec des pentes entre 12 et 18%. Nous ne prenons pas d’altitude et jusqu’au kilomètres 39 environ nous restons entre les altitudes 330 et 430 mètres. La chaussée devient ensuite bonne et les montées sont beaucoup plus longues que les quelques rares petites descentes. Les pentes sont encore raides et le vent qui s’était fait assez discret jusque-là se remet à soufflet fort avec des rafales qui nous obligent souvent à pousser le vélo. Comme avant-hier il est de direction changeante mais rarement favorable. Il ne nous aide que lorsqu’il nous pousse franchement et cela n’arrive que sur un kilomètre environ. Toutes les autres configurations sont défavorables et les rafales latérales rendent même le poussage dangereux.

Nous ne trouvons pas de restaurant sur la route mais on nous indique une Tienda (épicerie) sur la droite. Nous la dépassons d’environ 500 mètres car elle n’est pas sur le bord de la route et il n’y a aucun panneau pour la signaler. Je redescends à pieds pendant que Jean-Claude reste à côté des vélos. Ce n’est qu’une petite épicerie de campagne pas très achalandée. Je prends des petits pains briochés, des gâteaux qui ressemblent un peu à des pains d’épices et 4 sachets de nouilles chinoises. Lorsque je reviens Jean-Claude est assis à la terrasse de la maison où nous avons demandé l’emplacement de la Tienda. Les occupants lui ont offert des bananes et des chaises pour nous reposer. Nous mangeons quelques biscuits et reprenons la route.

Notre route se raccorde sur celle qui relie les côtes atlantique et pacifique environ deux kilomètres avant la fin du parcours. Nous arrivons rapidement devant les quelques hébergements qui existent sur cette route. Il y a un français qui attend devant le premier mais il n’y a personne à la réception. Il nous conseille d’aller au « Roots Hostel » qui est environ un kilomètre plus loin. Entre les deux il y a un autre hébergement « Oliver’s Place ». Il n’y a personne lorsque nous arrivons mais le propriétaire, un américain, arrive rapidement en voiture. Il n’a plus qu’une chambre avec un grand lit à 40 USD la nuit. Nous continuons jusqu’au Roots Hostel où nous sommes très bien reçus par une dame qui a des difficultés pour marcher mais qui n’hésite pas à nous faire visiter toutes ses chambres. Elle nous installe finalement dans la plus belle qui a aussi une salle de bain privée, une cuisine privée et une terrasse avec une très belle vue sur la montagne pour le même prix que deux lits dans un dortoir soit 20 USD pour nous deux.

La maison est bien exposée au vent et elle nous propose de mettre les vélos, qu’elle appelle « Chica » (jeune fille), à l’intérieur. Il suffit de déplacer un banc pour que les deux vélos ne gênent pas nos déplacements.

Nous faisons notre repas du soir dans la cuisine équipée. Le menu est un peu léger avec chacun une soupe de nouille, une tisane et les viennoiseries achetées ce midi.

Le vent souffle très fort le soir et le bâtiment craque de tous les côtés (charpente, tôles du toit) mais résiste. L’électricité coupe régulièrement avec une fréquence de plus en plus rapide jusqu’à la coupure totale vers 20 heures. Le Wifi était presque inutilisable jusqu’à ce moment où le réseau disparait. La pluie commence à tomber fort elle aussi vers 20 heures.

Demain nous avons encore un parcours montagneux au début. Nous devrions arriver à Cilico Creek après un parcours de 80 kilomètres environ. Il semble qu’il n’y ait qu’un seul hébergement dans cette ville.

J12 - samedi 18 janvier 2020 - Hornito – cilico Creek

Distance parcourue : 76,39 Km - Moyenne : 13,10 Km/h

Dénivelé montant : 1139 m - Pente montante Maxi : 13 %

Dénivelé descendant : 2206 m - Pente descendante Maxi : 14 %

Altitude départ : 1112 m - Altitude arrivée : 45 m - Altitude Maxi : 1278 m

Heure de réveil : 6h45 - Heure de départ : 8h00 - Heure d'arrivée : 16h00

Les données ci-dessus proviennent du GPS car le compteur n’a pas apprécié la pluie et s’est arrêté en cours de parcours

Hotel = URARI Tourismo Rural Communotario – Cabanas rustique – 2 lits avec moustiquaire – Toilettes et douche rustiques dans un bâtiment séparé – Pas d’électricité ni de wifi – difficile d’accés = escalier et chemin boueux pour accéder aux cabanas qui sont sur une hauteur en dessus du village – 12 USD la nuit par personne – Possibilité de faire préparer le dîner = 4 USD en plus – et le petit déjeuner = ??

Nous nous réveillons vers 6h45 ce matin et l’électricité est toujours absente. Le vent et la pluie sont par contre bien présents. Nous nous préparons un petit-déjeuner correct avec la cuisinière au gaz de l’hébergement et prenons la route vers 8 heures équipés avec les vêtements de pluie.

Nous aurons la pluie et le vent sur les 25 premiers kilomètres pendant lesquels nous descendons et remontons régulièrement des pentes raides sous une pluie battante et avec un vent très fort. Nous passons les deux points hauts du parcours qui sont pourtant presque plats en poussant les vélos.

Nous faisons une pause au kilomètre 25 environ. Le vent ne souffle plus ou alors faiblement à partir d’ici. La pluie sera aussi intermittente mais parfois très forte ensuite. Il y a ensuite de grandes portions de route en travaux et nous roulons souvent sur des portions nous goudronnées avec des grandes ornières façonnées par les fortes pluies de la nuit et du matin. C’est assez dangereux car en plus avec la pluie parfois forte la visibilité n’est pas bonne. Nous avançons doucement et franchissons cette partie sans encombre. Vient ensuite une partie en cours de goudronnage qui nous salit bien ainsi que nos vélos.

Les 30 derniers kilomètres du parcours ne sont plus en montagne mais ils ne sont pas plats pour autant. C’est une succession de montées de et de descentes parfois assez raides.

Nous arrivons à Cilico Creek vers 15h30 et demandons l’emplacement de l’hébergement qui n’est pas signalé. Après quelques tentatives infructueuses nous obtenons le renseignement. Un jeune homme nous conduit à l’emplacement des « cabanas ». Il se charge d’appeler la responsable qui doit installer les lits et nous aide à monter nos affaires jusqu’à l’hébergement qui n’est pas très accessibles. Pour simplifier nous commandons le diner du soir pour 18 heures. Il sera servi dans la maison de la responsable qui est en contrebas des cabanas.

Aujourd’hui a encore été une journée difficile. Nous avons probablement traversé de beaux paysages mais la visibilité n’était pas toujours bonne et lorsque c’était le cas il pleuvait parfois assez fort ce qui n’est pas idéal pour sortir l’appareil photos.

Demain nous avons un petit parcours de 45 kilomètres jusqu’à Almirante. Ce sera encore très vallonné mais si nous avançons assez vite nous pousserons peut être un peu plus loin pour réduire l’étape suivante qui fait 90 kilomètres avec le passage de la frontière du Costa Rica.

J13 - dimanche 19 janvier 2020 – Cilico Creek - Almirante

Distance parcourue : 42,94 Km - Moyenne : 11,61 Km/h

Dénivelé montant : 812 m - Pente montante Maxi : 13 %

Dénivelé descendant : 855 m - Pente descendante Maxi : 12 %

Altitude départ : 45 m - Altitude arrivée : 2 m - Altitude Maxi : 189 m

Heure de réveil : 6h45 - Heure de départ : 8h45 - Heure d'arrivée : 14h15

Hôtel = Hostal Cristobal Colon – chambre 2 lits – Ventilateur - salle de bain commune – Maison en bois – Wifi – 10 USD la chambre.

Il a beaucoup plu cette nuit et il pleut encore assez fort lorsque nous nous réveillons. Nous prenons le temps de sécher certaines de nos sacoches qui ont pris l’humidité hier. Nous prenons le petit déjeuner avec ce que nous avons dans nos sacoches et prenons la route lorsque la pluie cesse vers 8h45.

La descente du sentier avec les vélos chargés se passe sans difficulté et nous rejoignons rapidement la route. Le parcours du jour est très vallonné avec des petites montées et descentes raides mais pas trop longues sur les 20 premiers kilomètres. Pour la deuxième moitié c’est la même chose mais avec trois montées plus longues et avec des pourcentages compris entre 9 et 13%. Nous avons quelques averses mais le plus souvent nous roulons sans pluie et nous avons même quelques rayons de soleil.

Tout au long du parcours c’est la forêt qui domine. Il y a également quelques villages et maisons isolées avec des cultures de bananiers. Dans l’ensemble les paysages sont agréables et les gens, qui profitent du dimanche pour regarder depuis leurs fenêtres ce qui se passe sur la route, nous saluent.

Nous ne trouvons pas de restaurant ouvert sur le parcours mais il est court et nous arrivons à Almirante, notre destination, vers 13 heures. Nous nous installons dans un restaurant à l’entrée de la ville et prenons le menu du jour à 4 USD (Poulet – riz – salade – bananes cuites – petit bol de soupe).

Il y a un hôtel – Hotel Mi Preferida – à proximité et je vais me renseigner sur les prix. La chambre avec un lit double avec ventilateur et sans fenêtre est à 18 USD, la même avec air climatisé et fenêtre est à 26 USD. Il y a d’autres hôtels dans la ville et nous en prenons la direction. L’hôtel « Cristobal Colon » propose des chambres avec salle de bain partagée à 10 USD. La maison est une vieille bâtisse en bois mais elle est propre et la chambre nous convient. Il y a une panne d’électricité dans la ville lorsque nous prenons la chambre mais cela devrait se régler avant la nuit. Il y a le wifi mais nous ne pouvons pas le tester pour l’instant car sans électricité il n’y a pas d’Internet.

Demain nous prévoyons une étape de 90 kilomètres encore assez vallonnée avec passage de la frontière Panama – Costa Rica à mi-parcours. Si le parcours est trop long il devrait être possible de nous arrêter avant Cahuita qui est la ville étape prévue.

J14 - lundi 20 janvier 2020 – Almirante (Panama) – Margarita (Costa Rica)

Distance parcourue : 61,93 Km - Moyenne : 13,75 Km/h

Dénivelé montant : 541 m - Pente montante Maxi : 14 %

Dénivelé descendant : 522 m - Pente descendante Maxi : 13 %

Altitude départ : 2 m - Altitude arrivée : 21 m - Altitude Maxi : 168 m

Heure de réveil : 6h45 - Heure de départ : 8h30 - Heure d'arrivée : 16h41 (heure Panama) – 15h41 (heure Costa Rica)

Hôtel = Cabinas La Union – Bungalow 2 lits simples – ventilateur – douche froide – pas de wifi – 10 000 Colones (environ 16 Euros).

Nous nous réveillons vers 6h45 après une bonne nuit à l’hôtel très économique « Cristobal Colon ». Internet est revenu vers 23 heures. La connexion n’est pas très rapide mais suffisante pour mettre à jour le site. La nuit commencée à 20h30 a donc été amputée d’une bonne heure mais le repos reste long et réparateur. Après avoir descendu les bagages nous récupérons nos vélos qui sont sur un terrain clôturé et cadenassé. C’est l’épicier en dessous de l’hôtel qui a la clé mais il est déjà en activité et le cadenas est vite déverrouillé.

Nous prenons le petit déjeuner dans un restaurant proche où nous avons diné hier soir. C’est bon, bon marché et le personnel est souriant et agréable. Nous ne sommes pas très rapides ce matin et nous prenons la route vers 8h30.

Après quelques kilomètres de route presque plate nous commençons à monter par petit palier avec des pentes faibles. Les montées plus raides ne tardent pas à venir. Les pentes sont le plus souvent entre 9 et 12% avec un virage plus raide dans lequel j’ai « calé » et dû pousser le vélo. Jean-Claude l’a passé en force sur le vélo. Vers le kilomètre 20 environ nous en avons terminé avec les grosses montées. Le reste du parcours est soit descendant soit presque plat.

La route est sèche lorsque nous partons le matin mais la pluie n’a pas dit son dernier mot. Une grosse averse arrive lorsque nous traversons une petite ville. C’est une chance car nous pouvons nous mettre à l’abri, acheter des fruits et prendre le repas de midi avec un peu d’avance en attendant que la pluie cesse.

Il nous reste alors une quinzaine de kilomètres à parcourir jusqu’à la frontière du Costa Rica. La route est maintenant plate mais pas toujours en excellent état. Nous avançons quand même à bonne allure et arrivons à l’immigration Panaméenne vers 14 heures. Elle est un peu cachée au fond d’une petite rue mais le contrôle des passeports à la sortie du pays est aussi rigoureux qu’à l’entrée (caméra pour la photo et contrôle de l’empreinte de tous les doigts).

Il faut ensuite traverser un pont pour arriver au Costa Rica. L’immigration Costa Ricaine et juste au bout du pont. Il y a une petite file d’attente mais les formalités ne sont pas longues et ça avance vite. Les officiers d’immigration ne sont pas tatillons. Ils demandent le motif de la visite (travail ou tourisme), la destination (Cahuita pour nous mais n’importe quelle autre réponse doit convenir) et la profession exercée dans notre pays (retraité pour nous).

Nous nous mettons ensuite en quête d’un distributeur de billet pour avoir de la monnaie locale, le Colon. Les USD semblent être acceptés assez facilement ici mais nous sommes à un poste frontière et ce ne sera probablement pas le cas partout. Les gens nous renseignent efficacement et avec le sourire. Il y a un distributeur de billets à côté de la police environ 500 mètres après la sortie de la ville de Sixola. Nous trouvons en effet un bâtiment après le poste de police dont le seul usage semble être de contenir un distributeur de billets. Heureusement que l’on nous avait indiqué l’endroit car c’est isolé et il n’y a aucune signalisation. Nous n’avons aucune difficulté pour retirer 150 000 Colones (environ 250 Euros – 1 Euro = environ 610 Colones environ).

Il s’est remis à pleuvoir pendant que nous retirions de l’argent au distributeur. Nous reprenons la route sous une petite pluie qui ne tarde pas à se transformer en grosse averse. Nous continuons quelques kilomètres sous la forte pluie qui dure et nous oblige à faire une pause sous un abri. Nous repartons lorsque la pluie s’est calmée.

Nous arrivons à une intersection où la trace préparée part à droite. Cette voie qui part vers l’océan n’est pas goudronnée. Jean-Claude est convaincu qu’il y a une route en meilleur état plus loin. Je doute car j’ai la carte sous les yeux et aucune autre route n’y figure. Je n’insiste pas car on nous a dit qu’il pleut depuis neuf jours et je pense que nous risquons de trouver une piste en mauvais état. De plus la route goudronnée qui file tout droit permet de rejoindre l’itinéraire prévu avec quelques détours et kilomètres supplémentaires. Il est de toute façon très peu probable que nous puissions rejoindre Cahuita ce soir. Il faudra donc que nous trouvions un hébergement avant et que nous combinions sur deux jours le parcours restant jusqu’à Cahuita et celui de demain jusqu’à Siquirres.

En arrivant dans une petite agglomération nous nous renseignons sur les hébergements. Il y a des cabinas (hébergement économique) deux ou trois kilomètres plus loin. Nous y arrivons rapidement. Le prix est de 10 000 Colones (environ 17 Euros) pour une chambre avec deux lits, ventilateur, douche froide et sans wifi. L’endroit est correct et nous nous y installons pour la nuit.

Un kilomètre plus loin dans le village de Margarita il y a un bon petit restaurant où nous dinons le soir.

Nous sommes encore à 30 kilomètres de Cahuita qui était la destination initialement prévue et le parcours prévu pour demain entre Cahuita et Siquirres fait 110 kilomètres. Il faudrait donc que nous parcourions 140 kilomètres demain pour rejoindre la destination prévue. Cela fait beaucoup et il y a quatre jours de marge dans le programme et des variantes qui permettent de gagner encore quelques jours si nécessaire. Nous pensons donc faire le parcours jusqu’à Siquirres en deux jours de 70 kilomètres environ en fonction de l’endroit où nous trouverons un hébergement.

Bilan du Panama

Vélo

Kilomètres parcourus = 836,94 Kilomètres

Cumul dénivelé montant = 10 281 mètres

Cumul dénivelé descendant = 10 253 mètres

Budget

Durée du séjour = 14 nuits

Dépenses totales = 365,50 USD dont 20 USD d’entrée aux écluses de Miraflores

Dépenses nourriture et logement = 365,50 – 20 = 345,50 USD

Moyenne dépenses nourriture et logement par jour = 345,50 / 14 = 24,68 USD

 

Commentaires (5)

François
  • 1. François | 20/01/2020
la pluie, les forts dénivelés, étapes très longues : ce n'est pas pour moi - mais bravo à vous deux
Michel
  • 2. Michel | 20/01/2020
C’est du costaud
Massard Paul
  • 3. Massard Paul | 19/01/2020
avec du 20 pour cent il va falloir passer au vélo électrique
Cette flore tropicale est trop belle .Nous grand soleil et froid . Profitez et courage
François
  • 4. François | 17/01/2020
je suis votre voyage qui à l'air d'être très difficile...
Michel
  • 5. Michel | 17/01/2020
C’est pentu par la bas bonne route

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