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Nicaragua (1)

J21 - lundi 27 janvier 2020 – Los Chilles (Costa Rica) – San Miguelito (Nicaragua)

Distance parcourue : 67,18 Km - Moyenne : 15,40 Km/h

Dénivelé montant : 383 m - Pente montante Maxi : 11 % (sur quelques centaines de mètres sinon assez plat)

Dénivelé descendant : 386 m - Pente descendante Maxi : 10 % (sur quelques centaines de mètres sinon assez plat)

Altitude départ : 42 m - Altitude arrivée : 39 m - Altitude Maxi : 91 m

Heure de réveil : 6h45 - Heure de départ : 8h15 - Heure d'arrivée : 16h10

Hôtel = Hotel San Francisco – chambre 4 lits – toilettes partagées – Wifi – vélo dans cour fermée – 400 Cordoba de oro (environ 11,50 Euros)

Il n’y a qu’une trentaine de personnes qui attendent au poste frontière du Nicaragua mais la file n’avance que très lentement. Il y a beaucoup de personnel mais seulement trois guichets sont ouverts. Notre tour arrive après 1 heure environ. Il faut payer une taxe de 12 USD par personne et montrer le carnet de vaccination contre la fièvre jaune. Jean-Claude a le carnet de vaccination et les dollars sur lui. Il me fait l’avance de 12 USD mais je dois revenir au vélo pour le carnet de vaccination que je n’avais pas pris. Ma vaccination date de 1984 et la validité était de 10 ans à l’époque. Elle est maintenant à vie avec effet rétroactif. Cette vaccination ancienne ne me pose pas de problème. Il n’y a aucune question à ce sujet. L’agent nous demande ensuite dans quelle ville nous allons. Nous allons à San Miguelito mais cela ne lui suffit pas il veut autre chose que je ne comprends pas. Je pense que c’est une réservation d’hôtel mais nous n’en avons pas. Nos passeports passent un moment dans les mains d’un supérieur qui les emmène dans un autre bureau. Nous les récupérons assez rapidement avec un papier qui donne l’adresse d’un site Internet. Il nous dit que c’est pour avoir les renseignements pour une prochaine entrée. Nous revenons au guichet 6 pour faire tamponner nos passeports et payer les taxes. Le reçu de la taxe indique 10 USD et un autre reçu indique 4 USD pour deux personnes. Le compte est bon même si nous ne savons pas à quoi correspondent les 4 USD mais c’est la somme qui est demandée à tous ceux qui passent ici.

Nous quittons le guichet vers 10h30 mais les formalités d’entrée au Nicaragua ne sont pas terminées. Il faut encore aller dans un local pour faire radiographier nos bagages. Nous échangeons ensuite ce qui nous reste de Colones contre de la monnaie du Nicaragua qui est le Cordoba de ORO. Le cours du Cordoba est d’environ 37 Cordoba pour un Euro. Le change sans frais aurait donné environ 16,40 Colones pour un Cordoba. Le changeur nous propose un change à 18,18 Colones pour 1 Cordoba. Ceci donne un marge d’environ 10% au changeur ce qui est plutôt confortable. Il me dit que l’écart entre l’achat et la vente est de 12,12%. C’est possible mais dans ce cas il propose un change plus avantageux à ceux qui échangent des Cordoba contre des Colones qu’à ceux qui, comme nous, font le change inverse. Peu importe, le change proposé est acceptable et nous avons besoin d’une petite réserve en monnaie locale car il n’y a pas de distributeur de billets au poste frontière. Le plus proche est à San Carlos mais la ville n’est pas sur notre route. Il n’y en a pas non plus à San Miguelito où nous avons prévu de passer la nuit. Pire encore, le bateau qui reliait San Miguelito à l’île d’Ometepe n’existe plus. Nous devrons donc faire le tour du lac Cocibolca, environ 280 kilomètres, pour prendre un bateau à Rivas. Il est possible qu’il en existe un depuis Granada mais ce n’est pas certain et même s’il existe le parcours depuis San Miguelito jusqu’à Granada est d’environ 210 kilomètres. Nous devrions trouver un distributeur de billet sur le parcours mais pas avant une centaine de kilomètres. Nous avons normalement assez d’argent pour trois ou quatre jours et les USD en coupure pas trop grosses (maxi 20 USD) semblent être facilement acceptés dans le pays.

Nous prenons la route vers 11h15 et faisons la pause déjeuner dans un petit restaurant très simple au bord de la route. Il y a juste une table sur un sol en terre battue avec des poules et des canards qui picorent autour et en dessous. La cuisine est aussi en terre battue. Le repas est correcte avec Pinta (riz et haricots), du poulet et une tortilla. L’assiette coûte 80 Cordoba (environ 2,20 Euros).

Nous poursuivons sur une route belle et agréable. Il y a surtout des prés avec de très beaux arbres et de la forêt en fond. Nous rencontrons aussi beaucoup de fiers cavaliers. Il y a peu de circulation et la route est le plus souvent ombragée. La température oscille donc autour des 32 °C malgré la présence du soleil qui est de retour pour nous après plus d’une semaine de quasi absence.

Nous quittons la route 25 pour prendre une route plus petite qui conduit en 8 kilomètres environ à San Miguelito. Le revêtement est bon également mais il est beaucoup moins roulant que celui de la route 25. De plus il y a quelques petites rampes avec des pentes autour de 10% qui nous changent des quelques rares pentes à 4% maximum que nous avons eu jusqu’ici aujourd’hui.

La ville de San Miguelito est petite mais elle possède des hébergements. Un premier nous propose une chambre très basique à 160 Cordoba (environ 4,5 Euros). Ce n’est pas très propre, les lits ne sont pas préparés et il n’y a pas de wifi. Un peu plus loin l’hôtel San Francisco propose une chambre avec 4 lits au prix de 400 Cordoba pour deux personnes. La chambre est privée et personne d’autre que nous n’y sera logé. La salle de bain est commune mais il y en deux et c’est plutôt un avantage par rapport à une salle de bain privée. Il y a le wifi et une cour intérieure pour les vélos. L’espace commun est aussi équipé de bons sièges à bascules et d’une table. Depuis la terrasse commune il y a une belle vue sur le lac et sur les deux volcans de l’île d’Ometepe. L’établissement est très correct et le rapport qualité/prix est bien supérieur au premier que nous avons visité.

Demain nous n’avons de destination très précise mais nous allons avancer au maximum sur notre route jusqu’à Rivas. Nous avons le choix entre Acoyapa (environ 85 kilomètres) et Juigalpa (environ 115 kilomètres avec un peu de relief entre les deux).

 

J22 - mardi 28 janvier 2020 – San Miguelito - Juigalpa

Distance parcourue : 112,50 Km - Moyenne : 15,87 Km/h

Dénivelé montant : 842 m - Pente montante Maxi : 10 % (sur quelques petites montées en début de parcours, sinon Maxi 6%)

Dénivelé descendant : 791 m - Pente descendante Maxi : 9 % (sur quelques petites descentes en début de parcours, sinon Maxi 6%)

Altitude départ : 39 m - Altitude arrivée : 90 m - Altitude Maxi : 216 m

Heure de réveil : 6h45 - Heure de départ : 8h15 - Heure d'arrivée : 17h00

Hôtel = Hôtel La Quinta – Chambre deux lits avec ventilateur et douche froide – wifi dans la chambre – vélo dans une cour fermée – 350 Cordoba (environ 10 Euros)

Réveil à 6h45 ce matin comme d’habitude et départ assez rapide de l’hôtel. Nous trouvons un restaurant ouvert pour prendre le petit déjeuner et nous quittons la ville vers 8h15.

Il y a quelques petites montées raides sur le parcours de 8 kilomètres environ qui nous ramène sur la route principale. Jean-Claude casse à nouveau sa chaine. La réparation est rapide et nous reprenons notre route après une dizaine de minutes. La route 25 est comme hier bonne avec peu de circulation et pas mal de montagnes russes. Il y a toujours de beaux arbres, des près, des animaux de ferme et de nombreux cavaliers qui suivent la route. Le soleil est bien présent et l’ombre plus rare car le paysage est plus aride à partir du milieu du parcours environ. Les montées sont aussi un peu plus longues et pentues avec des pentes jusqu’à 6%.

Quelques kilomètres après Acoyapa la route 25 se termine à la jonction avec la route 7. Cette route est un peu plus fréquentée mais très calme si on la compare à certaines routes du Costa Rica. Nous sommes au kilomètre 85 environ lorsque nous arrivons sur la route 7. Il nous reste encore une trentaine de kilomètres à parcourir dont une vingtaine assez vallonnés. Comme il fait très chaud et que l’ombre est rare sur cette route j’avance en dépensant le minimum d’énergie. Jean-Claude avance plus vite et je le perds rapidement de vue.

Lorsque j’arrive à Juigalpa je vois son vélo devant une station-service. Il vient de terminer le plein de ses bidons.

Il y a une grande surface avec un distributeur de billets 500 mètres plus loin. La carte de jean-Claude lui permet de retirer des Cordobas (on peut aussi choisir les USD) mais je n’obtiens rien avec la mienne. Juste un message en fin de manipulation qui dit que la transaction est momentanément impossible. Plus tard le soir j’essaie avec deux autres distributeurs et j’ai le même message. Début janvier j’ai pourtant prévenu ma banque (ING Direct) que j’allais utiliser la carte hors zone Euros avec la liste des pays et les dates. Je vais essayer de les appeler demain avec Skype pour tenter de régler ce problème qui est très ennuyeux.

Nous trouvons rapidement un hôtel qui propose des chambres deux lits avec ventilateur à 350 Cordoba (environ 10 Euros). Il est très correct et bien situé dans la ville un peu à l’écart du grand axe et possède une cour fermée où nos vélos devraient être en sécurité.

Demain nous devrions arriver à Granada après un parcours de 90 kilomètres environ. Certain nous disent qu’il existe encore un bateau de Granada à Ometepe mais la dame qui informe les touristes au poste frontière de San Carlos m’a dit qu’il n’était plus en service et qu’il y en avait un qui ne dessert que la Isla Zapatera. Nous verrons cela sur place et si besoin nous ferons une étape de plus en vélo pour rejoindre Rivas.

 

J23 - mercredi 29 janvier 2020 - Juigalpa - Granada

Distance parcourue : 98,52 Km - Moyenne : 14,42 Km/h

Dénivelé montant : 383 m - Pente montante Maxi : 7 %

Dénivelé descendant : 413 m - Pente descendante Maxi : 6 %

Altitude départ : 90 m - Altitude arrivée : 60 m - Altitude Maxi : 175 m

Heure de réveil : 6h15 - Heure de départ : 7h15 - Heure d'arrivée : 17h00

Hôtel = hostal Lucys – chambre 4 lits – douche froide – Ventilateur – Wifi dans la chambre – Vélo à l’intérieur dans les parties communes – 505 Cordobas chambre occupée par deux personnes – petit déjeuner inclus.

Nous nous réveillons vers 6h15 ce matin. Les bagages sont vite prêts mais je dois appeler la banque ING en France pour m’assurer que le déblocage de ma carte de débit pour une utilisation au Nicaragua a bien été fait. Avant le voyage j’ai acheté du crédit Skype afin de pouvoir appeler les téléphones fixes depuis et vers le monde entier dès lors que j’ai une connexion Internet. C’est le cas dans la chambre de l’hôtel et l’heure française correspond aux heures d’appels. Il n’y a que quelques secondes d’attente et j’obtiens rapidement un conseiller. Il me confirme que ma carte est bien utilisable au Nicaragua. Par contre il n’y a aucune trace de mes tentatives de retrait d’hier. Ceci signifie pour lui que les distributeurs que j’ai utilisés n’ont pas été capables d’interroger la banque ING sur l’état de mon compte et sur les autorisations. Le problème viendrait de la banque propriétaire des distributeurs et non d’ING. Mon problème n’est pas réglé mais je sais qu’il faut que j’essaie à nouveau de préférence avec un distributeur appartenant à une autre banque.

Nous prenons le départ vers 7h15. Il y a un autre distributeur à la sortie de la ville mais il appartient à la même banque et je n’essaie que par principe. Le résultat est un peu différent qu’avec les précédents. Cette fois-ci il y a un long temps d’attente avant le message fatidique qui dit que l’opération a été annulée. Nous prenons ensuite le petit déjeuner et quittons la ville en direction de Granada.

Quelques kilomètres plus loin il y a une grande banque isolée dans la campagne. Elle est entourée de grilles avec un parking extérieur. Il y a un premier gardien qui ouvre la barrière pour laisser passer les gens mais les véhicules ne peuvent pas entrer. Un autre gardien se trouve devant la porte et il vérifie que les visiteurs ne portent pas d’objets interdits (armes). Le distributeur de billets que je vois ne porte que le logo « Visa ». Je montre ma carte au gardien qui va chercher la responsable de l’établissement. Elle ne peut rien pour moi car cette banque n’utilise que visa. Il faut donc que j’attende Granada pour tenter à nouveau ma chance. Jean-Claude n’a pas vu que je m’arrêtais et il est maintenant loin devant.

Moins d’un kilomètre plus loin une petite épicerie affiche des prix pour les cartes prépayées Movistar et Claro. Je m’y arrête. J’ai fait un bon choix car la dame qui teint la boutique est très souriante et elle prend le temps de m’expliquer les différentes possibilités. Son jeune fils d’une dizaine d’année semble bien connaitre le sujet. Il me conseille Claro. La carte SIM coûte 50 Cordobas (environ 1,4 Euros) et les coupons pour 2,5 Go de données utilisable deux semaines est à 230 Cordobas. Le total fait donc 280 Cordobas (environ 8 Euros). Le jeune garçon fait toutes les manipulations nécessaires et après une dizaine de minutes tout fonctionne. Jean-Claude doit maintenant être très loin devant. J’ai encore un peu moins d’argent qu’avant mais j’ai Internet qui me suit.

Je retrouve Jean-Claude qui m’attend à l’intersection des routes 7 et 39 au kilomètre 40 environ. Il y a quelques commerces et nous prenons chacun un jus de fruits naturel. Nous suivons ensuite la route 39 qui est une belle voie en béton toute neuve au début. Il y a fréquemment des travaux et tous les ponts sont encore en construction. Des déviations en mauvais état permettent de passer la zone de travaux. Je fais un petit arrêt pour manger quelques fruits et remplir ma gourde avec les bidons que j’ai en réserve au « frais » dans les sacoches. Jean-Claude qui est un peu devant continue son chemin.

Vers le kilomètre 60 je traverse un petit village où se trouvent quelques restaurants. J’interroge des gens qui sont sur le bord de la route. Jean-Claude est passé ici il y a environ 10 minutes et il ne s’est pas arrêté. Il est 13h30 et je commence à avoir vraiment faim. Il reste une bonne trentaine de kilomètres à parcourir avant Granada et je préfère faire une pause repas plutôt que de me retrouver avec une fringale quelques kilomètres plus loin. Le repas me prend environ 30 minutes.

Plus loin il y a des travaux pour la construction d’un grand pont. La traversée de la rivière se fait sur un bac gratuit. Le bateau n’est pas grand et il ne prend au maximum qu’un camion. Les véhicules lourds doivent donc attendre mais pour les vélos et motos c’est très rapide. Je me renseigne à nouveau au sujet de Jean-Claude. Il est passé ici il y environ 20 minutes. Comme j’avance plutôt un peu plus doucement que lui et que je me suis arrêté 40 minutes en tout je pense qu’il a dû m’attendre un peu.

Le reste du parcours, environ 25 kilomètres, est moins agréable. Cela commence par une bonne quinzaine de kilomètres de route faite avec des pavés autobloquants. La route est bonne mais les pavés ne sont pas le revêtement le plus confortable pour les cyclistes. Ensuite il y quelques kilomètres qui ne sont pas goudronnés. C’est soit de la « tôle ondulée » soit du sable dans lequel les roues s’enfoncent. La fin est sur une route étroite avec un revêtement goudron un peu cabossé.

Je ne vois pas Jean-Claude à la première intersection et je ne peux deviner quelle route il a suivie. Je pense qu’il s’est dirigé vers le port pour s’informer sur un éventuel bateau vers Ometepe mais mon souci du moment est plus de reconstituer ma réserve d’argent liquide que de savoir où peut bien être Jean-Claude. Je demande donc régulièrement où je peux trouver un distributeur de billet (« Cajero automatico » = caisse automatique) et je fini par arriver devant une banque. C’est la même enseigne que la grande banque de ce matin et les distributeurs ne prennent que les cartes Visa. Le gardien me dit d’aller au prochain carrefour à la banque « BAC ». J’y suis rapidement et l’opération de retrait se passe sans aucune difficulté et en plus sans frais de distributeur ce qui n’était pas le cas hier où la banque propriétaire de l’appareil prélevait 4 USD par transaction.

J’envoie ensuite un message à Jean-Claude sur Whatsapp pour le cas où il trouverait du Wifi et me dirige vers le port en passant devant la cathédrale. Je ne vois pas Jean-Claude et les renseignements pris au port ne sont pas bons. Il n’y a pas de bateau entre Granada et Ometepe. IL nous faudra donc faire le parcours de 80 kilomètres environ en vélo. Rien de grave puisque c’est le moyen de transport que nous avons choisi.

Je remonte ensuite vers la cathédrale pour chercher un hôtel. Je m’arrête sur la place et voit un message de Jean-Claude qui me dit qu’il est au même endroit. Juste un kiosque nous sépare mais il y a beaucoup de monde et il n’est pas facile de repérer une personne dans la foule.

Jean-Claude a fait à peu près le même parcours que moi dans la ville et il a obtenu les mêmes informations au sujet du bateau.

Nous trouvons rapidement un hôtel au centre à 505 Cordobas (environ 14 Euros) petit déjeuner pour deux inclus.

Demain ce sera très probablement une journée de repos, visite de Granada et entretien du vélo de Jean-Claude qui a quelques petits problèmes qu’il faut régler.

J24 - jeudi 30 janvier 2020 – Granada repos et visite

Distance parcourue : 5,44 Km
Hôtel = hostal Lucys – chambre 4 lits – douche froide – Ventilateur – Wifi dans la chambre – Vélo à l’intérieur dans les parties communes – 505 Cordobas chambre occupée par deux personnes – petit déjeuner inclus.

C’est jour de repos aujourd’hui et nous nous réveillons vers 7 heures. La salle où est servi le petit déjeuner est juste devant la chambre. Il y a plusieurs choix possible omelettes avec jambon ou légumes et d’autres possibilités. Nous prenons chacun une omelette avec des légumes (oignons, tomates). A cela s’ajoute un grand bol de fruits (une orange, pastèque, papaye) et un café. C’est très correct et le cadre est agréable avec quelques arbres en fleurs et un perroquet pas farouche.

Nous regardons ensuite le vélo de Jean-Claude qui a besoin d’un petit entretien. La roue arrière est mal centrée et les rayons sont détendus. Ceci est vite réglé car nous avons les outils nécessaires. Il reste le problème de la gaine du changement de plateau qui est ouverte et qui se plie à 90°. Jean-Claude a réglé momentanément le problème en y accolant un morceau de fer à béton avec du scotch. La réparation tient pour l’instant mais le réglage des vitesses n’est pas fiable. Jean-Claude a repéré un mécanicien vélo hier en m’attendant. Ce n’est pas loin de l’hôtel et nous y allons. L’homme qui tient la boutique a 65 ans et il travaille avec son fils d’une trentaine d’années. Le remplacement de la gaine ne pose pas de problème mais le réglage du dérailleur prend pas mal de temps. Le père et le fils s’y mettent à deux sans arriver à un résultat satisfaisant. Le fils finit par prendre son vélo pour aller acheter un câble de dérailleur. Le câble neuf ne donne pas de meilleurs résultats et il tâtonne encore une demi-heure avant d’arriver à un résultat satisfaisant. Entre temps le père nous a proposé un coca à chacun. Je refuse poliment car le coca agresse mon estomac. Tout ceci nous permet de faire un peu connaissance. L’homme a eu quatre enfants avec une première femme. Un des enfants est mort d’un cancer il y a deux ans. Il avait 38 ans et sa photo est en bonne place dans l’atelier. La deuxième union a donnée deux enfants dont le plus jeune qui travaille avec son père.

Nous faisons ensuite un petit tour en ville en vélo et nous nous installons dans un restaurant dans une rue en dessous de la cathédrale qui semble être la rue des restaurants touristiques de Granada. Nous prenons chacun un plat à base de poulet à 100 Cordobas (environ 3 Euros). C’est bon et bien préparé. Le litre de bière est à 70 Cordobas (environ 2 Euros).

Je fais ensuite une grosse sieste pendant que Jean-Claude téléphone et discute avec d’autres clients français de l’hôtel.

Nous faisons ensuite un petit tour au marché qui est très proche de l’hôtel. Il est sur le point de fermer mais nous y s pouvons y faire nos achats. Pour moi c’est mangues, avocats et biscuits.

Demain nous devrions terminer notre contournement du lac Cocibolca et arriver à Rivas après environ 80 kilomètres de route. De là nous pourrons prendre un bateau pour Ometepe.

J25 - vendredi 31 janvier 2020 - Granada - Moyogalpa

Distance parcourue : 72,14 Km - Moyenne : 15,90 Km/h

Dénivelé montant : 340 m - Pente montante Maxi : 6 %

Dénivelé descendant : 328 m - Pente descendante Maxi : 4 %

Altitude départ : 60 m - Altitude arrivée : 72 m - Altitude Maxi : 261 m

Heure de réveil : 6h30 - Heure de départ : 8h20 - Heure d'arrivée : 17h00

La trace inclue la traversée en bateau de San Jorge à Moyogalpa

Hôtel = ALY Hostal Y restaurante – chambre deux lits – ventilateur – douche froide – wifi – vélo dans cour fermé – 544 Cordobas (environ 15 Euros) petit déjeuner inclus.

L’hôtel ne sert le petit déjeuner qu’à partir de 7 heures. Nous avons donc réglé notre réveil à 6h30 ce matin. Cela nous laisse le temps de fermer les sacoches et de les installer sur les vélos avant le petit déjeuner. Le temps de préparation du déjeuner auquel il faut ajouter le temps de l’ingurgiter et celui passer à discuter avec des français qui sont dans le même hôtel et il est déjà 8h20 lorsque nous prenons la route.

Nous sortons rapidement de la ville et la route commence tout de suite à monter. Ce sont des pentes à 1% au début (presque plat) puis viennent des pentes un peu plus sérieuses à 4 puis un peu de 6% en fin de montée. Au kilomètre 9 nous en avons terminé avec la « grosse » montée du jour sans avoir beaucoup peiné.

Ensuite c’est descendant sur quelques kilomètres d’une bonne route avec parfois une voie pour les vélos. Ensuite c’est plat avec vent défavorable. La route n’est pas très large, il n’y a plus de voie vélo et la circulation est plus importante.

Nous faisons une pause repas vers 12h30 au kilomètre 57 environ. Nous ne sommes qu’à une dizaine de kilomètres de Rivas mais il fait chaud et une petite pause ainsi qu’une petite collation sont les bienvenues.

Nous arrivons ensuite rapidement et facilement à Rivas. Il n’est pas tard et nous nous dirigeons directement vers San Jorge qui est le port d’où partent les bateaux pour Ometepe. Il faut payer une taxe de 1 USD ou 34 Cordobas pour entrer au port. Il y a deux routes différentes, Moyogalpa et San José Del Sur, et deux types de bateaux. Les bateaux peuvent être des Lanchas (bateaux de passagers) ou des ferries (bateaux qui transportent passagers et véhicules). Lorsque nous prenons nos billets Nous avons les choix entre la Launcha qui part trente minutes plus tard à 15h30 et le ferry qui part lui à 16 heures. Le prix est de 45 Cordobas par passager quel que soit le type de bateau. On nous assure que les Launchas peuvent prendre nos vélos et que nous devrons payer pour le vélo directement sur le bateau. On nous donne une indication du prix qui devrait être d’environ 20 Cordobas. Nous choisissons la Launcha qui part à 15h30. Nous ne savons pas si elle va à Moyogalpa ou à San José Del Sur mais cela n’a aucune importance pour nous. Il faut ensuite passer à un troisième guichet pour payer la taxe portuaire pour les vélos. C’est 8 Cordobas (environ 22 centimes) par vélo.

Le bateau est au quai et des gens ont déjà embraqué. Nous chargeons nos vélos avec l’aide de l’équipage. Ils sont immédiatement attachés et nous n’avons plus qu’à nous assoir en attendant le départ soit environ 30 minutes. Le bateau part à l’heure. Nous faisons quelques photos et répondons aux questions de certains passagers. Les Nicaraguayens que nous avons rencontrés jusqu’à maintenant sont dans l’ensemble des gens très ouverts qui abordent très facilement les étrangers. Ceux du bateau ne font pas exception. Un couple qui s’est installé dans la cabine de pilotage nous aborde alors que nous sommes à l’avant pour faire des photos. Ils ont un hôtel à Moyogalpa. Il nous montre des photos sur un téléphone et cela semble être un établissement luxueux. Ils nous proposent un prix spécial de 20 USD ou 670 Cordoba pour deux, petit-déjeuner inclus, et nous indiquent le nom et l’emplacement de l’hôtel. Nous prenons note sans nous engager. Un homme de l’équipage (ou le propriétaire du bateau, passe pour faire payer les bagages. Pour nous c’est 15 Cordobas par vélo (environ 0,41 Euros).

Après le débarquement nous nous renseignons des prix aux premiers hôtels que nous voyons. 20 USD pour deux semble être un prix bas dans la ville. Un hôtelier nous donne cependant une adresse d’hôtel à 15 USD. Nous en prenons la direction mais nous trouvons sur la route un établissement qui nous convient avec une chambre à deux lits à 16 USD petit déjeuner inclus. La chambre n’est pas exceptionnelle mais ce n’est que pour une nuit et les espaces communs sont bien.

Demain nous chercherons un hébergement plus proche du sentier qui monte au volcan Maderas. On nous a dit qu’il fallait prendre un guide pour faite l’ascension en sécurité mais la montée ne semble pas très difficile et nous devrions pouvoir la faire seuls. Nous verrons cela demain.

Commentaires

  • Mearelli
    • 1. Mearelli Le 01/02/2020
    Coucou de Nice, profitez bien et n'oubliez pas de contempler le paysage......bises à bientôt....Cunegonde et Gege.
  • Michel
    • 2. Michel Le 30/01/2020
    Bonjour, vous avancez bien de belles étapes et ça à l’air plus sympa que le début du voyage
  • françois
    • 3. françois Le 28/01/2020
    route plus paisible, paysage verdoyant, plus de pluie : meilleurs conditions !

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